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histoire du taxis 0 825 560 320

Il est permis de considérer les chaises à porteur ou les "vinaigrettes"(chaise munie de deux roues et tirée par un homme) comme les ancêtres du taxi.

Peu confortables et limitées dans leurs déplacements, le cheval remplaça l`homme et la voiture hippomobile fit son apparition.

1637 : A Paris, apparut sous le nom de fiacre le premier service de voitures à disposition du public.
1657 : Le roi Louis XIV par ordonnance royale délivrait 600 autorisations de voitures de louage à Paris et dressait la première réglementation de cette profession.
C`est ainsi que sur chaque véhicule il fut apposé son numéro attribué par les autorités et que l`exploitant devait veiller à ce que son véhicule soit maintenu en bon état.

Quant aux cochers, ils ne devaient avoir fait l`objet d`aucune condamnation ni ne pouvaient confier leur attelage à un tiers. Ils ne pouvaient pas non plus refuser de transporter dans un rayon de cinq lieues de la capitale et étaient tenus de respecter la réglementation et d`adopter les règles de bonne conduite et du savoir- vivre.

1666 : Le parlement établit les premiers tarifs. Les compteurs n`existant pas encore, ceux-ci sont déterminés en fonction de la durée : pour la première heure puis les heures suivantes ou pour la demi journée.

Cette même année, Louis XIV accorde des autorisations en province, qui progressivement appliqueront la même réglementation que sur la capitale



1779 : Le nombre de fiacres n`a cessé d`augmenter et ce sont 1.800 fiacres qui exercent sur la capitale pour une population de 600.000 habitants, mais le matériel se dégrade, les accidents se multiplient et les règlements ne sont plus respectés. Cette situation amène Louis XVI , après avoir remboursé les propriétaires, à accorder une concession à titre onéreux à Nicolas Perreau d`exploitation des fiacres de Paris. Les lettres royales insistent sur la notion de service public. Nicolas Perreau diminue aussitôt de moitié le nombre de fiacre.

1790 : L`Assemblée Nationale résilie la concession accordée à Nicolas Perreau et toute personne peut conduire et faire conduire des voyageurs. Cependant la multiplication des voitures obligent les autorités préfectorales de la capitale à soumettre toute nouvelle mise en service de voitures à des autorisations préalables.

1791 : La loi de 1791 précisant que la pratique d`un commerce peut s`effectuer sans autorisation préalable, sauf lorsqu`elle s`exerce sur la voie publique, les maires se partagent dans les provinces les compétences préfectorales de la capitale en matière de réglementation et d`attribution de nouvelles autorisations.


1909 : Pour informer la clientèle sur les tarifs pratiqués par les "automédons" un arrêté préfectoral impose des drapeaux de couleurs différentes sur les véhicules.
Dû à Kratz-Boussac, apparaît le "taxa-mètre", astucieux mécanisme établissant le prix de la course en fonction du temps d`occupation du véhicule et de la distance parcourue. Le terme "taxa-mètre" se mut rapidement en taxi-mètre, la voiture ainsi équipée devient alors "taximètre automobile", puis TAXI. La définition du TAXI prenant alors la forme : véhicule automobile de location, muni d`un taximètre, détenteur d`une autorisation administrative l`autorisant à stationner sur la voie publique en vue d`y charger des clients.




1914 : Un mois après la déclaration de guerre de l`Allemagne, le Général Galliéni réquisitionne 600 taxis pour transporter 6000 soldats sur la ligne de front de Meaux. Ces transports furent réalisés en deux rotations, et sans être décisifs militairement, symboliseront la solidarité nationale.
Les TAXIS de la MARNE entraient dans l`histoire et devenaient une légende.
Durant cette période le parc des taxis parisiens chuta de 10.000 à 3.000.


1921 : 21.000 taxis dont 9.000 conducteurs propriétaires sont dénombrés, le marché est en crise, la profession s`organise et au cours de cette décennie les premiers syndicats de taxi apparaissent.

1931 : 25.000 taxis exercent et en l`absence de transport en commun certains d`entre-eux créent des lignes de taxis collectifs.

1934 : La crise du transport en taxi, vécue durant les années passées, fait chuter à la fin de cette année le nombre de taxis parisiens à 3.000.

1936 : Le nombre de taxis parisiens est remonté à 13.000, le temps de travail est réglementé à 10 heures par jour et l`on envisage une limitation du nombre de voitures.

1937 : La réglementation du taxis s`étoffe par une nouvelle loi qui fixe le nombre de taxis parisiens autorisés à 14.000 et le temps de travail de 10 heures est porté à 11 heures pour les conducteurs propriétaires. Une commission paritaire de concertation regroupant les représentants de la profession et de l`administration est créée.

1938 : Afin de limiter efficacement le temps de travail des taxis parisiens, l`horodateur apparaît et un service de police : les "Boers" est spécialement créé pour contrôler l`activité des taxis parisiens.

La première fédération de taxis, la F.N.A.T. (Fédération Nationale des Artisans du Taxi) regroupant des syndicats de taxis parisiens et de province est créée.


1939 : La FNAT est officiellement déclarée et sa première revendication aboutit : tous les taxis parisiens et provinciaux obtiennent une subvention sur l`essence.

1940 : La seconde guerre mondiale éclate, les taxis disparaissent presque entièrement et la crise de l`énergie conduit les véhicules à moteur restants à utiliser le gazogène.

1941 : Face à la pénurie de carburant des engins de fortune de remplacement apparaissent : des vélos taxis ou des calèches tirées à bras d`homme et le cheval fait sa réapparition. Les tarifs alors pratiqués sont forfaitaires.



1945 : L`activité reprend progressivement, 1.000 taxis sont à nouveau disponibles sur la capitale.

Le Comité d`organisation de l`automobile lance un concours en vue d`étudier un véhicule spécialement conçu pour le taxi (comme en Grande Bretagne). Cinq candidats sont retenus, mais le projet ne verra jamais le jour.

1946 : Un nouvel arrêté préfectoral parisien traitant de la départementalisation en région parisienne, autorise tous les taxis parisiens à stationner également dans les 57 communes de la Seine mais leur interdit de percevoir une indemnité de retour entre Paris et les 57 communes de la Seine rattachées à leur secteur d`activité.

1947 : Par arrêté ministériel, la F.N.A.T. est désignée comme seul organisme sous-répartiteur dans le domaine du taxi. La fédération s`engage alors sur les problèmes de réglementation et d`approvisionnement.

1948 : 8.500 taxis exercent sur la capitale et les conducteurs propriétaires obtiennent enfin définitivement le statut d`artisan.

1949 : L`essence est de nouveau en vente libre, le nombre de taxis parisiens remonte à 10.000.

1950 : Par arrêté ministériel le nombre de taxis parisiens est porté à 11.000. La profession demande que soit instaurée une carte professionnelle, que l`assurance obligatoire pour tous les automobilistes soit adoptée rapidement et la remise en vigueur de la ristourne sur l`essence.

1953 : Le lumineux "taxi" apposé sur le toit des véhicules est rendu obligatoire.
Les propriétaires de taxi obtiennent le droit de transmettre leur autorisation de stationnement.


1954 : Le nombre de taxis parisiens est fixé à 12.500.
1956 : Le premier central radio de taxis est créé à Paris.

1959 : Par ordonnance, les conducteurs de taxi doivent remettre aux voyageurs qui en font la demande un bulletin de voiture.

1961 : Les attributions du ministère du Travail en matière de taxis sont transférées aux préfets et l`organisation du taxi en France passe sous la tutelle du ministère de l`Intérieur. Les premières bornes téléphoniques pour appeler un taxi apparaissent à Lille.

1962 : En faveur des Français rapatriés d`Algérie, une autorisation de stationnement taxi est créée dans chaque commune pour chaque tranche de vingt taxis autorisés.

1963 : Le Conseil de Paris supprime le droit de transfert des autorisations de stationnement des artisans mais cette même année la cour de Cassation infirme un jugement de la Cour d`Aix en Provence en reconnaissant le droit de transfert moyennant finances.

1967 : Par arrêté inter-préfectoral, et après plusieurs manifestations, les tarifs des taxis n`ayant pas suivi l`évolution des prix sont relevés. Les autorisations de stationnement nouvellement attribuées ne sont plus transmissibles et 800 autorisations intransmissibles sont délivrées. A l`exclusion des 800 nouveaux titulaires d`autorisations, les taxis sont autorisés à fractionner la journée de travail au moyen de plaques horaires indiquant les heures de sortie et de rentrée. L`interdiction de doublage est levée. Un chauffeur de taxi doit avoir exercé au moins pendant 5 ans comme salarié avant de pouvoir acquérir une autorisation.

1968 : Au mouvement de manifestation nationale lancé par les étudiants au mois de mai, toutes les corporations s`associent rapidement en présentant chacune ses revendications. Après plusieurs journées de manifestations et différentes entrevues avec les autorités, les taxis sont reçus à l`Hôtel de Ville de Paris le 12 juin, sous la présidence du préfet avec les représentants des ministères concernés et de toutes les organisations professionnelles du taxi. Plusieurs améliorations sont alors apportées, principalement sur les tarifs et la détaxation des carburants. Les tarifs s`uniformisent à l`intérieur de chaque département.

1972 : Un nouveau projet de voiture spécifique taxi obtiendra le premier prix de l`Art et l`Industrie de l`Automobile mais ne verra pas le jour.

1973 : Après bien des procès et négociations, le transfert des autorisations délivrées avant cette date fut légalisé dès lors qu`elles avaient été exploitées 5 ans. Pour les autres autorisations, mais également dans des départements où cette pratique n`était pas admise, ou pour les autorisations attribuées aux rapatriés de la guerre d`Algérie, les autorisations étaient, lorsqu`un artisan cessait son activité, rendues aux préfectures qui les remettaient en circulation en les attribuant au premier inscrit des listes d`attente. L`inscription sur liste d`attente avant d`obtenir une autorisation pouvait alors durer 20 ans. Les véhicules sont soumis à un contrôle technique et les conducteurs à une visite médicale.

1978 : Une seconde fédération de taxi est créé : la FFTP (Fédération Française des Taxis de Province)

1983 : La troisième fédération de taxi voit le jour : la FNTI (Fédération Nationale des Taxis Indépendants)

1987 : Par décret, le principe de revalorisation des tarifs des taxis est fixé. Il s`applique à tous les départements sur la base d`une course théorique de jour composée de sept kilomètres et de six minutes d`attente ou de marche au ralenti. La revalorisation est annuelle et son niveau est fixé par le ministre de l`Economie. Ainsi chaque taxi d`un même département applique les mêmes tarifs. Les tarifs d`un département à un autre varient peu.

1995 : Cette année est marquée par la promulgation d`une loi qui redéfinit la profession : l`appellation "TAXI" s`applique exclusivement aux véhicules équipés des signes distinctifs (lumineux, compteur horokilométrique, plaque de stationnement) et disposant d`une autorisation de stationnement. Le certificat professionnel de capacité est rendu obligatoire à tous les conducteurs et subordonné à un examen. Le transfert d`autorisation à titre onéreux est admis à toutes les autorisations délivrées.

1997 : Un projet de décret, visant à exclure les taxis de l`activité de transports de malades assis, conduit les taxis de province à de nombreuses manifestations. Après de longues tractations, les pouvoirs publics reconnaissent à l`industrie du taxi le droit de transporter des malades assis et abandonnent ce projet.

2000 : La France compte 44.000 taxis répartis sur tout son territoire.
Les "taxis parisiens" sont au nombre de 15.000 et desservent Paris et 80 communes des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne qui sont rattachées à leur secteur d`activité (communes de stationnement).
Les "taxis de province" sont au nombre de 29.000 et desservent les autres départements et communes. Un taxi de province exerce son activité au départ d`une ou de plusieurs localités (communes de stationnement).


En 1946, un nouvel arrêté préfectoral parisien est publié. Ce traité sur la départementalisation en région parisienne autorise désormais tous les taxis parisiens à stationner dans les 57 communes du département de la Seine, mais leur interdit de percevoir une indemnité de retour entre Paris et ces communes rattachées à leur secteur d`activité. L`année suivante, par arrêté ministériel, la FNAT est désignée comme seul organisme sous-répartiteur dans le domaine du taxi. La Fédération s`engage alors sur les problèmes de réglementation et d`approvisionnement.


Le monde des taxis change

Après la guerre l’activité économique redémarre progressivement. A Paris, il ne reste plus que 100 taxis en circulation et le marché noir développe les taxis clandestins. Evidement, durant cette période de réorganisation, les chauffeurs qui ont la chance de pouvoir travailler ne manquent pas de clients, ni de revenus. Avec le retour des approvisionnements en carburant, qui redevient en vente libre, et le retour dans les garages des pneumatiques et des pièces détachées, les candidats au métier se font plus nombreux. En 1948, on comptera pas moins de 8.500 taxis en circulation. Dans le même temps, les taxis G7 reprennent du service. La législation évolue également et une visite médicale devient obligatoire pour les chauffeurs, et les conducteurs propriétaires obtiennent définitivement le statut d`artisan.



LES ANNEES 50

Depuis le début des années cinquante, les taxis sont de plus en plus souvent des voitures de tourisme aménagées en taxi. Après les Renault KZ, il n`y aura plus de taxi "typique" conçus spécifiquement pour la profession. Ce sont donc de simple voiture de série qui arpentent désormais les rues, des véhicules de toutes marques auxquelles on a greffé les instruments obligatoires en vue de transporter une clientèle. Cette diversité de modèles ne manque pas de charme et change profondément de la monotonie des taxis jaune américains ou des taxis noirs londoniens. Malgré cela, quelques marques continueront de proposer des versions spécifiques, comme Renault avec la Colorale Prairie. Voiture dépassée, elle ne connaîtra pas le succès qu`avait connu le Type KZ, et ce, malgré une publicité très suggestive. La Colorale aura plus de succès dans les colonies avec la version brousse.


Panhard tentera aussi d`imposer ses véhicules, avec néanmoins plus de succès que Renault. Avec la Dyna 54, la Dyna Z et la PL17, la firme livrera de nombreuses compagnies, dont la G7. Ces dernières apprécieront les qualités économiques de ces voitures, que se soit au niveau de la consommation ou de l`entretien. De plus, la robustesse des fabrications sera un atout primordial à ce choix.


Depuis 1946, les 57 banlieues parisiennes sont ouvertes aux taxis parisiens. On pourra donc croiser, dans les années cinquante, les Panhard PL17 aux couleurs de la G7 mais aussi sous les couleurs d`autres compagnies, souvent bicolores. Ce bicolorisme, qui disparaîtra très vite en France, est encore très utilisé à l`étranger de nos jours, comme en Espagne par exemple.
Les taxis des années cinquante seront donc de plus en plus confondues dans le trafic urbain et suivront l`évolution de la mode. Ils se reconnaîtront désormais, non pas par leurs couleurs mais tout simplement par la fameuse enseigne de toit et le "Taxaméter", accessoires obligatoires.
Peugeot tirera lui aussi son épingle du jeu. Les artisans seront conquis par les nouvelles lignes des 203, inspirées de la Lincoln Zephyr. C`est la version commerciale qui attire le plus, avec son côté pratique et robuste. Ils seront nombreux à arpenter les rues. Peugeot, d`ailleurs, sera souvent le fournisseur de ce type de voitures, avec la 403, la 404 et surtout, plus près de nous, les 504 et 505. On connaît bien sur le succès que remportera la 504 dans de nombreux pays, même à New York.


Les américains tenteront bien également de prendre quelques parts de ce marché. Ford France sera le principal. Implantée en France, la firme proposera sa spacieuse Ford Vedette à moteur V8. Après le rachat par Simca en 1955, ce sont les Chambord et Versailles qui prendront la relève, voitures aux lignes très américaines. Simca d`ailleurs, était déjà représentée par l`Aronde et l`Ariane.


Les années cinquante démarrent avec de nouvelles réglementations. Par arrêté ministériel, le nombre de taxis parisiens est porté à 11.000. La profession demande également que soit instaurée une carte professionnelle, et que l`assurance obligatoire pour tous les automobilistes soit adoptée rapidement. Enfin, que la ristourne sur l`essence soit de nouveau appliquée pour les taxis. En 1953, la balise de toit lumineuse devient obligatoire, visible de jour comme de nuit. De plus, les propriétaires de taxis peuvent transmettre leur droit de stationnement. En 1954, le nombre des taxis est revu à la hausse et porté à 12.500. En 1956, le premier central radio voit le jour, une innovation majeure dans la profession. Une nouvelle ère débute, une génération chassant l`autre. On garde en mémoire deux images fortes de cette époque et de ces deux périodes. Dans le film d`André Hunebelle, Monsieur Taxi, tourné en 1952, Michel Simon joue le rôle d`un de ces anciens chauffeurs.

En 1956, Lino Ventura interprète un de ces chauffeurs "nouvelle génération". On le voit d`ailleurs utiliser la fameuse "Radio-taxi", fil rouge de l`histoire.

Dans ce long métrage d`André Molinaro, réalisé en 1959 et dont le titre est "Un témoin dans la ville", un chauffeur est assassiné. Ses collègues organisent alors une chasse à l`homme à travers la ville, utilisant la radio pour communiquer entre eux. Sur la portière d`un de ces taxis, on visualise parfaitement que la voiture est équipée de cet artifice moderne. Dans ce film, Lino Venture joue le rôle d`Ancelin, le tueur traqué.


LA G7 SE MODERNISE

En 1955, la Compagnie des Taxis G7 dispose encore des ancestrales Renault KZ. Souhaitant renouveler son parc, elle fait appel à plusieurs marques qui sur un marché encore très convoité, espère décroché la commande de la compagnie. C`est Panhard et Levassor qui sort gagnant de ce combat très disputé, décrochant un contrat qui stipule qu`elle va devoir livrer 1.750 Dyna Luxe Type Z5 entre 1956 et 1957. A cette époque, la voiture est au catalogue du fournisseur à 659.000 francs. Dotée d`un moteur 2 cylindres à plat opposés et refroidi par air. Bien sur, les voitures s`habilleront des couleurs de la G7, avec un toit et un capot en noir, et le bas de caisse en rouge bordeaux. De plus, les voitures sont dotées d`une galerie de toit. Par contre, les déflecteurs des portes avant sont supprimés, comme le phare antibrouillard du centre de la calandre en forme de lèvre. Si les Compagnies disposent de parcs automobiles impressionnants, la puissance de la G7 lui permet de passer une commande aussi conséquente en une seule fois à un constructeur. Une marque de réussite.

et remplace les Panhard par des Simca

En 1958, en fusionnant avec Chrysler, Simca se rapproche encore un peu plus des américains. C’est à cette époque que Mr Pigozzi, le PDG de Simca, rachète la G7 et inonde les rues de Paris de ses Simca Ariane. Simca assurera un service spécial d`entretien rapide dans ses différentes concessions pour tous les chauffeurs ayant acheté une de ses voitures. Cet argument commercial, unique alors, sera un atout indéniable pour s`assurer une clientèle fidèle et placer ses Ariane, puis la 1500.

CITROËN ET PEUGEOT

En 1955, la traction est encore en circulation sous l`enseigne taxi mais la firme aux chevrons présente sa nouvelle voiture, l`ID 19 et la DS 19. Révolutionnaire, elle va fasciner le public et la presse par son incroyable esthétique, sa forme futuriste et son incroyable confort. Techniquement très en avance, elle va séduire nos chauffeurs de taxis. Ils seront nombreux à se procurer cette voiture exceptionnelle, certains dans sa version break. Pendant plus de vingt ans, elle sera l`une des reines du pavé parisien mais sans toutefois faire du tort à Peugeot.


A cette époque, Peugeot bat le pavé parisien grâce à ses 403 qui ont succédés aux 203. En 1959, l`arrivée du moteur diesel va particulièrement intéressé les chauffeurs de taxis. Cette même année, Peugeot confie des modèles de préséries à des chauffeurs de la société GAT pour les éprouver en service, un système que la marque avait déjà utilisé avec la 402. La 403 BDA sera la première voiture française diesel produite en série et dotée du 4 cylindres Indénor. Robuste, économique, un peu bruyante, elle va toutefois satisfaire les clients qui apprécieront son confort et son habitabilité.
En 1959, la réglementation s`affirme. Par ordonnance, les conducteurs doivent dès cette année remettre, aux voyageurs qui en font la demande, un bulletin de voiture.


LES ANNEES 60

En 1960, les attributions du ministère du Travail en matière de taxis sont transférées aux préfets et l`organisation du taxi en France passe sous la tutelle du ministère de l`Intérieur. Les premières bornes téléphoniques pour appeler un taxi apparaissent à Lille et seront bientôt installées dans les autres grandes villes, dont Paris. Situées .Au pied des panneaux signalant une "t^te de station", les bornes téléphoniques permettent aux clients d`appeler les voitures en service. Elles se généralisent durant toutes les années soixante.


En 1962, une autorisation de stationnement taxi est créée en faveur des Français rapatriés d`Algérie, dans chaque commune pour chaque tranche de vingt taxis autorisés. En 1963, le Conseil de Paris supprime le droit de transfert des autorisations de stationnement des artisans, mais la cour de cassation infirme un jugement de la Cour d`Aix en reconnaissant le droit au transfert moyennant finances.

Avec la disparition progressive des mythiques Renault Vivaquatre G7 et des Peugeot 401, la circulation s`harmonisent. Les taxis sont désormais des voitures de série, et ouvre l`ère de la banalisation. Désormais, le taxi n`apparaîtra plus aux yeux du public que sous la forme d`une voiture de tourisme ordinaire qui ne se distinguera plus des autres que par le compteur et la présence d`un voyant lumineux sur le toit. On peut dire que, depuis le milieu de ces années soixante, le parc des taxis français reflète exactement celui des voitures particulières. Les Renault G7, symbole du taxi parisien dans sa livrée rouge et noir va disparaître du paysage urbain. Ils seront vendus au poids après presque quarante ans de bons et loyaux services.

En 1967, par arrêté inter-préfectoral, et après plusieurs manifestations des artisans, les tarifs des taxis sont enfin relevés, ces derniers n`ayant pas suivi l`évolution des prix depuis longtemps. Dans le même temps, les autorisations de stationnements ne sont plus transmissibles. En 1968, les grandes manifestations sont l`occasion pour les différentes corporations de taxis de s`associer et de présenter rapidement de nouvelles revendications. Après de multiples entrevues avec les autorités, le préfet et ses représentants du ministère reçoivent, le 12 juin à l`Hôtel de ville de Paris, les différents responsables des corporations. Ces derniers obtiendront diverses satisfaction, comme la détaxation des carburants et une nouvelle grille de tarification. Ces prix vont alors s`uniformiser à l`intérieur de chaque département.
Dans les rues, la Peugeot 404 Taxi est majoritaire mais la firme de Sochaux présente déjà celle qui viendra la remplacer, la 504.

Les années 70

Dans les années 70, la réglementation est à nouveau modifiée. Le transfert des autorisations est encore le centre des négociations. Toutes sont désormais légalisées, les anciennes devant avoir été exploités durant 5 années. A cette époque, beaucoup de départements ne pratiquaient pas ce transfert d`autorisation. Les chauffeurs artisans, ou les rapatriés d`Algérie par exemple, devaient, à la fin de leur activités, remettre à la préfecture les autorisations qu`ils possédaient. Les services de l`état se chargeaient alors de les remettre en circulation en les attribuant au premier d`une liste d`attente assez longue. Un chauffeur pouvait attendre au moins 20 ans pour obtenir ce précieux document. Une fois obtenue, le chauffeur devait encore passer une visite médicale et soumettre sa voiture à un contrôle technique.


LES ANNEES 80 - 90

Dans les rues des grandes villes, les voitures sont désormais uniformes à la circulation. Cependant, elles resteront encore à la mode dans certaines villes de province. Depuis quelques années déjà, les voitures de séries, principalement blanches ou grises, sont venues replacées les célèbres voitures bicolores des compagnies.
Depuis 1978, une nouvelle fédération a été créée, la FFTP, ou Fédération Française des Taxis de Province. En 1983, une seconde fédération voit le jour, la FNTI, la fédération Nationale des Taxis Indépendants. En 1987, le principe de revalorisation des tarifs est fixé par décret et va s`appliquer à tous les département. La revalorisation sera annuelle et fixé par le ministre de l`économie. Ainsi, chaque taxi d`un même département appliquera les mêmes tarifs. En 1997, un projet de décret vise à exclure les taxis de l`activité de transports de malades assis, au profit des ambulances. Les taxis de province vont alors se regrouper et après de grandes manifestations, vont parvenir à conserver cette activité très complémentaire et très utiles dans les campagnes excentrées. Les pouvoirs publics abandonneront le projet.


LES ANNEES 2000

En 2000, 44.000 taxis circulent en France. Les taxis parisiens sont au nombre de 15.000 et desservent la capitale et les 80 communes limitrophes de trois départements, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-denis et le Val de Marne.


A la fin des années 90, une autre vision du taxi refait surface. Les embouteillages et les problèmes de stationnement à Paris font renaître l`idée du "Vélo-Taxi". Utilisé dans les années 40, et principalement durant la Seconde Guerre mondiale, ce véhicule dispose de certains avantages dont la principale est l`économie d`utilisation, qui se répercute sur le prix de la course. Son utilisation, très en vogue d`ailleurs dans les pays asiatiques, permet aux touristes de découvrir la capitale sous un autre angle. Non polluant, salué par les "verts", il est néanmoins peut pratique dans son utilisation. Malgré l`utilisation des couloirs réservés au bus et taxis, il est confronté aux mêmes inconvénients de la circulation que les automobiles dans les quartiers non équipés de couloirs prioritaires. Une autre solution devrait remporte plus de succès si le client accepte de pédaler un peu, le "taxi-tandem", plus apte à se faufiler dans la circulation.

CENTRAL TAXI PARISIEN
AU 0 825 560 320

siège:8 villa Auboin 92220 Bagneux
Siret 43964530000013/code Naf 602 E


Par Service, le mercredi 16 mai 2007 | Commentaires (0)
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